Petite histoire de noël – Visite surprise

La neige est tombée. Juste au bon moment, quelques jours avant Noël. Les toits des immeubles et les jardins des villas de la ville sont couverts d’une bonne couche blanche et poudreuse. Les rues et trottoirs sont mouillés. Les lumières chaudes des décorations de Noël devant les portes ou dans les fenêtres des habitants du quartier illuminent la nuit hivernale. Dans un souci d’économie d’électricité, certains ont choisi des lumières LED donnant une lumière plutôt froide, qui va toutefois bien dans cette nuit où la température est tombée bien en dessous de la barre de zéro degré. Dans quelques fenêtres des pères Noël et des anges clignotant en rouge, vert ou bleu.

Dans leur petit appartement du rez-de-chaussée, un couple prépare les cadeaux pour les visites prévus dans ses familles entre les fêtes. La veille de Noël est arrivée, le sapin magnifiquement décoré avec des guirlandes et des boules brillantes en toutes les couleurs. Le soir ils sont invités quelques voisins. Dans une ambiance chaleureuse ils savourent le bon repas et déguste la bonne bouteille de vin. C’est le premier Noël sans leur chatte, qui a accompagné le couple depuis qu’ils sont ensembles, depuis plus de 16 ans. Septembre passé, après une longue maladie, la petite chatte a quitté ce monde par le pont de l’arc-en-ciel qui relie la terre et le paradis. Ils étaient une petite famille avec leur chatte, maintenant ils sont encore un couple, leur chatte a laissé un grand trou. Ils sont encore tristes. Ils se consolent en se disant que leur petit monstre, comme ils l’ont appelée, était très malade, et pendant le repas avec les voisins ils se racontent des anecdotes de l’époque où leur chatte était encore parmi eux.

Le lendemain matin, le jour de Noël, la femme se lève et va au salon. Le ciel est gris et il neige de gros flocons. Toute à coup, elle voit dans le coin du canapé une boule de poil. « Mais c’est notre petite chatte tellement aimée ! » Elle va vers elle et la caresse, la prend dans les bras, même si elle n’a pas pralinetoujours aimé cela. Quelle joie et quel bonheur ! Ensemble avec l’homme ils jouent avec des fils et des cartons, et leur chatte se cache, gratte sur le tapis et cours, comme autrefois. L’homme sort un peu de fromage d’Italie et de parmesan du frigo – tout disparaît tout de suite. Leur petite chatte les regarde avec ses grands yeux et ils comprennent ce qu’elle leur dit : « C’est votre cadeau de Noël. Je suis revenue passer ces quelques heures avec vous. Je serai toujours avec vous. » Elle se retourne lentement et repart vers le pont de l’arc-en-ciel. Le couple est rempli de bonheur, ils aimeraient que leur petit monstre reste avec eux, mais ils savent que ce n’est pas possible. Ils sont très content d’avoir pu vivre ce moment ensemble – et ils laissent continuer leur petite chatte son chemin.

 

Weekend prolongé à Avignon

Avignon (19-23 novembre 2016)

En septembre, nous étions au bord du Verdon et avons nagé dans ses lacs de barrages, le lac de Ste-Croix et le lac d’Esparron, et observé l’eau du Verdon en transpirant au parcours de santé à Gréoux. Mi-novembre nous avons retrouvé ce cours d’eau, à Avignon. Ici ce n’est plus le Verdon, depuis Gréoux, son eau s’est mêlée avant avec celle de la Durance, qui se jette ici à Avignon dans le Rhône.

Nous sommes arrivés samedi dans l’après-midi et ont rencontré la ville ensoleillée dans l’ambiance de fin de semaine, avec beaucoup de monde dans les rues et même sur la terrasse du Pub, pour accueillir le weekend. Après s’être installé à l’hôtel, nous avons aussi cherché une petite bière au Pub et l’ont bue sur la terrasse – toutefois sans enlever la veste et l’écharpe.

Notre hôtel, le Cloître St.-Louis, se trouve, comme le nom le dit, dans une partie d’un ancien cloître. L’autre partie héberge un centre culturel. La grande cour intérieure avec quatre grands platanes, des arcades et une fontaine au centre nous met dans un autre temps. La circulation et la foule dans la rue principale qui n’est qu’à quelques mètres de l’entrée, sont oubliés. Ce cloître de Jésuites avait été construit en 1601. Depuis 1983 un centre culturel et un hôtel se sont installés ici.

Avec plaisir nous avons logé dans une chambre bien plus grande que réservé, dans l’ancienne partie du bâtiment avec les anciens murs et fenêtres, qui n’étaient malheureusement plus entièrement étanches. Nous l’avons constaté quand il pleuvait tout ce qu’il pouvait lundi et mardi, mais le linge que nous avons posé sous la fenêtre avait absorbé l’eau. On ne s’était donc pas réveillé avec un petit lac autour du lit. A l’hôtel on nous a expliqué qu’ils sont conscients du problème, mais que le propriétaire ne veut pas changer de fenêtre… L’extérieur de la partie moderne de l’hôtel, construit par Jean Nouvel, n’est pas à notre goût, à l’intérieur nous trouvons que le vieux et le moderne sont mariés de façon harmonieuse. La belle salle à manger est placée sous les arcades et entièrement vitrée vers la cour intérieure. En mangeant notre petit déjeuner, nous avons l’impression d’être directement dans la cour.

Les remparts sont encore entièrement préservés à Avignon. Pour cette raison, les Avignonais font la différence entre intra- et extramuros. Pendant notre séjour nous restons surtout intramuros. Les sites touristiques sont facilement accessibles, il y a quelques touristiques asiatiques, mais en générale c’est calme. La ville abrite un très grand nombre de théâtres. Avignon est connu pour le grand festival de théâtre qui s’y trouve en été. Nous traversons pleins de places typiquement provençales avec des platanes, mais maintenant en novembre, les chaises et tables des terrasses sont empilées et rangées pour l’hiver. On peut cependant bien s’imaginer de boire un verre de rosé ou un Perrier-menthe à l’abri des platanes avec 15 degré Celsius en plus…

Dimanche il y avait des éclaircies, mais un vent frais. Sur notre programme était la visite du Palais de Papes. Tout le monde nous en avait parlé et nous étions curieux de voir cette résidence. Quand nous nous trouvons tout à coup devant cet immense palais, le plus grand monument gotique de l’Europe, nous sommes très impressionnés. Et la place m’a rappelée ces places italiennes plein d’histoire et d’ambiance, p.ex. celle de Siena avec le palio ou la piazza Novona à Rome. Le siège des papes se trouvait entre 1309 et 1423 à Avignon. Le Palais des Papes a été construit en 20 ans par les deux papes Bénoit XII et Clément VI. En tout, neuf papes étaient à Avignon. L’église était un état dans l’état à cette époque, elle avait son propre gouvernement, son armée, et les gens avaient dû payer les impôts aussi à l’église. Un certain temps il y avait deux papes, et même trois. Tout n’était pas chrétien dans l’état de l’église à cette époque.

L’édifice à pas manquer à Avignon est évidemment le pont Saint-Bénéset sur le Rhône, le fameux pont d’Avignon, construit à la fin du 12e siècle. Tout étonné nous avons constaté qu’il n’est plus entier. Nous sommes allés jusqu’au bout au milieu du Rhône et avons admiré la vue sur la ville qui est très impressionnante depuis ici, avec les remparts, le Palais des Papes et le rochers des Domes. Et nous avons dansé et chanté « Sur le pont d’Avignon, l’on y danse, l’on y danse… »

Le temps s’est dégradé dimanche soir et il n’a presque pas arrêté de pleuvoir lundi et mardi. Magasins, musées et expositions étaient fermés ces jours-là, nous avons donc continué à découvrir la ville, heureusement bien équipés, et comme dans une ville on trouve toujours un café pour faire une pause… ces pauses étaient parfois plus longue. La rue la plus intéressante à Avignon est la rue des Teinturiers, une rue piétonne qui longe le canal de la Sorgue où les teinturiers autrefois avaient rincé leurs tissus. Quatre roues à aubes témoignent encore de l’époque où plus de vingt roues ont livré l’énergie pour des moulins.

Le repas le plus original était pour moi un très bon cous-cous avec les épices typiques et un thé vert. L’ambiance dans cette couscousserie à la place de l’horloge était comme en Algérie, et pleins de souvenirs de mes voyages sont montés.

Avignon nous a beaucoup plu, on va revisiter cette ville pour profiter pleinement de ces ruelles et ses places.

Sous le lac turquoise, il y avait une vie…

Sur le plateau de Valensole, la sècheresse règne, la lavande est récoltée, il reste encore quelques fleurs dans les champs asséchés. Comme les nuits sont fraiches, la température est agréable au début de la matinée, mais vers midi il commence à faire chaud. Au mois d’août en Provence, c’est normal. Nous roulons direction le village de Sainte-Croix. En arrivant au bord de ce plateau, quelle vue rafraichissante, une énorme surface turquoise s’étend devant nous (photo). Le lac de Sainte-Croix.

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C’est un lac de barrage créé artificiellement, comme le lac d’Esparron. Nous traversons le village et nous arrêtons au bord du lac où nous trouvons un centre touristique pour les sports aquatiques, des voiliers et des canoës sont à louer. Sur la plage de sable, nous nous cherchons tout de suite une place pour étendre nos linges, mettons nos caleçons de bain et les chaussures en plastique et sautons dans l’eau – comme ça fait du bien ! Depuis le lac, mon regard tombe sur le village de Sainte-Croix qui se trouve juste en-dessus du lac. Ceci était encore un village perché sur une corniche en dessus de la vallée du Verdon il y a 50 ans. Incroyable !

Mais il y avait de la vie ici, avant le lac !
L’homme a découvert la région des gorges du Verdon il y a longtemps. Des preuves, qu’il y avait des êtres humains il y a 400’000 ans se trouvent au musée de préhistoire des gorges du Verdon à Quinson. C’est après-midi en août, quand le soleil brûle sur la Provence, c’est le moment idéal pour nous d’entrer dans ce bâtiment moderne bien climatisé, construit par Norman Foster, et plonger dans les expositions.

Un pont se trouvant à l’ouest de la vallée témoigne de la présence d’une voie romaine qui a passé par ici. A partir du Vième siècle, des prieurés et des abbayes s’y sont installés. Les moines ont cultivé les terres, planté des vignes, élevé des bêtes et ils ont aussi construit des canaux pour le drainage et l’irrigation des champs.

A partir du XIVe siècle, les habitants de la vallée ont commencé à répartir le territoire et à s’organiser. Des bornes et des délimitations ont été définies, l’irrigation des champs, l’entretien des chemins et l’utilisation des Iscles (îles du Verdon) qui sont un réservoir de bois ont été réglées.

A la fin du XVIIIième siècle les petites propriétés familiales prennent leur essor. Dans le XIXième siècle le paysage de la vallée est fixé. Les communes de la vallée sont Aiguines, Les Salles, Sainte-Croix, Moustiers et Bauduen.

Le Verdon n’était jamais une rivière tranquille restant dans son lit en traversant sa vallée. Avant qu’il soit apprivoisé, c’était un « guerrier ». Sur une surface d’environ un kilomètre de largeur, il a changé son cours chaque année. Il y avait régulièrement des inondations. Les habitants de la vallée ont canalisé son eau pour irriguer leurs champs et jardins, pour remplir les lavoirs et plus tard, pour faire fonctionner leurs moulins. Il y avait des moulins à blé, à huile, à farine ou à papier. Pour gagner des terres du Verdon ils ont construit des endiguements.

Dans la deuxième moitié du XIXième siècle, avec le développement des villes de la basse Provence, le besoin en eau potable et en eau pour l’arrosage a augmenté. Les ingénieurs ont cherché des solutions, et entre autres, un barrage à Sainte-Croix était une idée pas encore retenue à ce moment-là. En 1866, le canal du Verdon (Quinson à Aix-en-Provence) a été construit. A la fin du siècle, l’eau était aussi nécessaire pour les premiers projets électriques.

Les barrages de Castillon (1948) et celui de Chaudanne (1953) ont été construit en amont des Grandes Gorges et à cette époque, le projet de la mise en eau de la vallée du Verdon est devenu concret. Il a été réalisé entre 1960 et 1973.

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Le barrage de Sainte-Croix (photo) a été construit et la vallée ensuite, après destruction du paysage, inondée. La commune se trouvant au fond du lac, Les Salles, a été reconstruite sur un promontoire en-dessus du lac, et les deux villages, Bauduen (photo ci-dessous) et Sainte-Croix, sont devenus des communes de bord de lac avec des plages et des centres pour le tourisme aquatique. Il y a un certain temps, quand Sainte-Croix était un village perché entre le plateau de Valensole et la plaine des Salles, personne ne se serait imaginé qu’il y aurait une fois une plage avec des voiliers et des canoës ici…

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Entre la sortie du Verdon des Grandes Gorges et le barrage, le lac s’étend sur une longueur de 11 km et une largeur de 5 km. Sa profondeur est de 93 m.

Weekend à Lauterbrunnen et Jungfraujoch

On arrive dans le village de Lauterbrunnen le dimanche 30 août 2015 – et je voie tout de suite l’hôtel Silberhorn, un grand chalet avec des géraniums rouges, situé quelques mètres en-dessus de la gare (hôtel du Smartbox ‘Hôtels avec charme’, cadeau de la famille Rast-Gyr). Pour notre sortie sur le Jungfraujoch demain matin, c’est idéal.
Avant, nous avons profité de la belle matinée estivale à Interlaken. Avec café et cappuccino sur la terrasse d’un Tea-Room, nous avons admiré les pentes du glacier de la Jungfrau qui brillaient à l’horizon en face de nous. Depuis là, la Jungfrau était toujours devant nous à l’horizon, sur la route dans cette vallée étroite de Lauterbrunnen avec ses rochers et flancs de montagnes qui s’élancent des deux côtés vers le ciel – et le soir, lors de l’apéro, sur la terrasse de notre hôtel.
Après l’installation à l’hôtel, dans une grande chambre avec un grand balcon, nous achetons des sandwichs et traversons ce village vivant ; tout est ouvert, et il y a beaucoup de monde ce dernier splendide weekend d’août. La vallée de Lauterbrunnen est la vallée des 72 chutes d’eau. Nous décidons de visiter les Staubbachfälle, qui n’étaient pas trop loin à pied.

Cette cascade, un rideau de gouttes d’eau, a motivé Johann Wolfgang Goethe en 1779 d’écrire ce poème (je trouve que la meilleure langue pour un poème est sa langue d’origine, pour cette raison il reste en allemand)
staubbachfälle

Gesang der Geister über den Wassern

Der Menschen Seele Gleicht dem Wasser: Vom Himmel kommt es, Zum Himmel steigt es, Und wieder nieder Zur Erde muss es, Ewig wechselnd.

Strömt von der hohen, Steilen Felswand Der reine Strahl, Dann stäubt er lieblich In Wolkenwellen Zum glatten Fels, Und leicht empfangen Wallt er verschleiernd, Leisrauschend, Zur Tiefe nieder.

Ragen Klippen Dem Sturz entgegen Schäumt er unmutig Stufenweise Zum Abgrund.

Im flachen Bette Schleicht er das Wiesental hin, Und in dem glatten See Weiden ihr Antliz Alle Gestirne.

Wind ist der Welle Lieblicher Buhler; Wind mischt vom Grund aus Schäumende Wogen.

Seele des Menschen. Wie gleichst du dem Wasser! Schicksal des Menschen, Wie gleichst du dem Wind!

Nous trouvons un peu d’ombre pour manger nos sandwichs au pied de ce rideau d’eau. Ensuite nous montons environ 15 minutes dans le rocher derrière la cascade pour voir le rideau depuis la galerie qui a été creusée dans la pierre. C’est rafraichissant. Nous apprenons qu’il y a toujours un thermique à cet endroit, et qu’il est la raison pour laquelle l’eau de cette cascade tombe en toute petites gouttes, presqu’en poussière d’eau, dans la vallée. Cela explique le nom de la cascade : « Staubbachfälle », ce qu’on pourrait traduire comme « chute de poussière d’eau ».
De retour sur le chemin, un panneau nous indique qu’il y a une autre cascade qui n’est qu’à 50 min. à pied d’ici, les Trümmelbachfälle. Et nous décidons de continuer le chemin. Tout à coup nous observons une sorte d’homme oiseau qui se jettent, l’un après l’autre, dans le vide depuis le bord du mur de rocher d’environ 300m de hauteur. « Tu as vu ça, ils sont fous ! » je dis à Bernard. Au dernier moment ils ouvrent leur parachute afin d’atterrir doucement sur le champ. Ce sport extrême s’appelle basejump. Depuis la base d’hélicoptère au milieu de la vallée, les hélicoptères décollent et atterrissent inlassablement pour déposer les sportifs sur le plateau du rocher. – Seulement quelques jours après notre séjour à Lauterbrunnen, on peut lire qu’un sportif de basejump s’est tué à cet endroit – et quelques semaines plus tard encore une fois… un sport trop dangereux !
Nous traversons la vallée et le pont sur le Trümmelbach (rivière Trümmel). « C’est le Trümmelbach, les chutes ne peuvent donc pas être trop loin », nous disons nous. Il fait chaud, mais nulle part on peut découvrir une cascade. Nous avons envie d‘abandonner : « Retournons-nous à l’hôtel? ».
Heureusement, je fais encore quelques pas après le pont, parce que je vois, derrière les arbres, un grand parking avec des bus de touristes et une affiche : Trümmelbachfälle. Et nous nous demandons, si ces chutes se trouvent peut-être à l’intérieur du rocher ?
« S’il y a autant de voitures et de bus, cela vaut peut-être la peine de regarder plus proche ». Nous achetons des billets. Puis nous avançons vers un ascenseur qui nous transporte dans le rocher pendant environ 60 secondes. A la sortie nous nous trouvons toute en haut de la vallée de Lauterbrunnen, et nous découvrons un des phénomènes naturel le plus spectaculaire de toute la Suisse.
trümmelbachfälle_2Dans une fente du rocher, d’énormes masses d’eau se jettent de plein fouet dans la vallée. On compte dix cascades. Plus de 20’000 litres d’eau par seconde se jettent presque verticalement dans la vallée. Le Trümmelbach transporte l’eau des glaciers de l’Eiger, Mönch et Jungfrau. Nous sommes très impressionnés et contents de ne pas été retournés à l’hôtel. Nous descendons le chemin le long des dix cascades, impressionnés par cette incroyable force de l’eau.
Puis nous rentrons avec le car postal dans le village.
Le soir, sur la terrasse de l’hôtel entourée de fleurs, nous nous reposons avec une coupe de Prosecco. En face, tout en haut, les glaciers de la Jungfrau et du Silberhorn brillent encore dans le soleil.
Après le souper, Cordon Bleus et un verre de Cornalin, nous sommes rapidement au lit. Demain est le grand jour : Après le petit déjeuner nous prenons le train pour le Jungfraujoch.
Une magnifique journée d’été nous sourit lundi matin. La voiture peut rester sur le parking de l’hôtel et peu après 9h nous montons à Lauterbrunnen dans la WAB – Wengernalp Bahn. Les wagons sont déjà plein de touristes asiatiques. Le train à crémaillère monte d’abord à Wengen qui se trouve sur une terrasse en dessus de la vallée de Lauterbrunnen, à 1274m. Ensuite il continue à la Kleine Scheidegg. Ici, le train à crémaillère de la vallée voisine, de Grindelwald, le rejoint.
La vue d’un côté sur la plaine, et l’autre côté sur les trois impressionnantes montagnes Eiger, Mönch et Jungfrau avec leurs glaciers est fantastique. Nous changeons de train et montons dans la Jungfraubahn avec ses wagons rouges et confortables. bahn_jungfraujochOn ne voit pas beaucoup, la plupart du temps nous sommes dans le tunnel qui a été creusé dans la paroi nord de l’Eiger. 50 minutes plus tard nous arrivons à la gare la plus haute de toute l’Europe, sur le Jungfraujoch, à 3454m. Nous n’avons que de l’admiration pour cet incroyable œuvre terminé en 1912 – mais aussi l’organisation ici, qui permet de gérer d’énormes masses de touristes.
Il faisait froid dans le tunnel, le train s’était arrêté deux fois pendant 5 minutes, à Eigerwand et Eismeer, permettant aux touristes d’admirer le panorama à travers les fenêtres taillées dans le rocher.
Dans le tunnel il fait froid, le train s’arrête deux fois pendant 5 minutes, permettant aux touristes d’admirer le panorama à travers les fenêtres taillées dans le rocher. les arrêts s’appellent Eigerwand et Eismeer . Après un voyage de 50 min. nous arrivons à Jungfraujoch, à 3454m.
Il y a beaucoup de place dans la gare, deux halles sont à disposition pour l’arrivée des trains.
Le thermomètre affiche 3° et nous mettons polaire et anorak, ensuite nous nous informons. Nous sortons d’abord sur la plate-forme pour admirer la vue. La neige et la glace brillent autour de nous dans le soleil. Au sud s’écoule le grand glacier d’Aletsch via la place de Concordia plusieurs kilomètres vers le Valais. On a l’impression de pouvoir toucher les sommets du Mönch d’un côté et de la Jungfrau l’autre côté, tellement ils sont proches. D’ailleurs, la région Jungfrau avec le glacier d’Aletsch fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Nous continuons notre découverte en passant par le palais de glace avec ses sculptures de glace et sortons sur une place enneigée où je peux respirer, fin août, l’odeur de neige et d’hiver  Je me réjouis déjà des pistes de ski – et je ne peux pas m’empêcher de lancer une boule de neige vers Bernard.
Sur le retour l’après-midi, nous nous arrêtons à Kleine Scheidegg pour manger quelque chose sur la terrasse de l’hôtel Bellevue. Quand j’entre dans l’hôtel pour aller aux toilettes, je suis toute étonnée parce que je plonge dans un autre monde. Je me sens tout à coup dans la maison de maître d’un lord anglais d’un film de Rosemund Pilcher. J’adore ces décors intérieurs à l’anglaise.
Sur la Kleine Scheidegg nous découvrons aussi le téléski qui monte sur le Lauberhorn. Grâce à la descente de Lauberhorn, Wengen et cette région sont chaque année pendant un week-end le centre du monde de ski.
De retour dans la Wengernalp Bahn, nous nous décidons pour un autre stop à Wengen. wengenNous nous promenons dans le village et respirons l’ambiance typique d’un centre de sport d’hiver et de randonnée, semblable à Chamonix ou Engelberg, mais plus petit. Il fait très chaud. Après le café sur une autre terrasse, nous remontons dans la WAB et retournons à Lauterbrunnen, très contents de cette excursion réussie.
Avant de nous mettre en route, nous achetons encore un peu de charcuterie pour notre petite chatte Praline, gravement malade à la maison, mais bien soignée par une gentille voisine.
Via Interlaken et Berne nous rentrons direction Genève. Mais pas directement. Nous terminons la magnifique journée au bord du lac de Morat, à Praz, à l’hôtel Bellevue, avec une truite (pour moi) et des filets de perche (pour Bernard).

Praline

praline_cartonNé le 10 février 1998, notre belle chatte persane nous a accompagnés pendant plus de 17 ans. En été, elle vivait surtout sur le balcon observant le parc depuis son arbre à chat, allongée sur la chaise-longue ou cachée sous la nappe de la table. Depuis qu’elle était tombée une fois – je l’avais heureusement trouvée la nuit sous un buisson dans le parc – des bacs de fleurs décorent la balustrade du balcon pendant toute l’année, ainsi elle ne pouvait plus sauter et se promener là-dessus.
Praline n’aimait pas rester seule. Nos plus belles semaines de l’année, les vacances, n’étaient certainement pas les périodes préférées de Praline – même s’il y avait toujours des personnes très gentilles et aimables qui s’occupaient d’elles pendant qu’on était loin.
Elle aimait bien grignoter du fromage d’Italie, du parmesan rappé, des morceaux de melon ou de dattes, lécher les couvercles yoghourt – elle n’aimait ni les crevettes ni le foie – elle était un chat pas comme les autres !
Quand sa maladie, une insuffisance rénale, a été constatée en printemps 2015, elle était déjà très progressée. Des mois très difficiles, pour Praline et pour nous, ont commencé, puisqu’elle n’aimait ni la nourriture spéciale qu’elle aurait dû prendre pour stabiliser sa maladie, ni les médicaments à avaler quotidiennement. Elle est restée avec nous jusqu’au 3 septembre 2015. Très reconnaissant pour tous ces moments de bonheur passés avec notre petit monstre, nous gardons toujours plein de magnifiques souvenirs de Praline.praline_cabane

Liens :
Un tas d’information très détaillé sur la maladie de l’insuffisance rénale, écrit plein de compassion et de compréhension pour les animaux malades et leurs propriétaires par une femme dont plusieurs chats ont soufferts de cette maladie : Infos insuffisance rénale
SGBA Genève (Société genevoise pour la protection des animaux) : SGPA